Bess Saincte Merveille


 
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 Parce qu'il y a des jours comme ça...

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Bess
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MessageSujet: Parce qu'il y a des jours comme ça...   Sam 18 Juin 2016, 00:40

Bess.scte.merveille a écrit:
Un jour comme les autres. Ni plus froid, ni plus ensoleillé, ni plus nuageux. Juste un jour comme les autres, dans une autre ville, un autre Duché, sur une autre route, dans une autre auberge.
Un jour de Janvier 1456 des plus normal pour eux, enfin pour elle déjà.

Pour le moment.


Ils étaient arrivés le matin même, lui s'était occupé de leur trouver une Auberge parce que cette fois ils devaient rester plusieurs jours, et que monsieur n'aime pas que sa douce (ou sa belle c'est selon) dorme trop souvent dehors.

C'est pas qu'il veuille trop la couver. Enfin si peut-être, c'est surtout qu'il veut qu'elle soit le mieux possible. Faut avouer que ça serait lui ils seraient pas dans une auberge déjà, mais il avait bien vite abandonné toute idée plus "noble" car madame n'avait pas voulu.

C'est que madame à son caractère, et quand madame parle on a bien vite compris que la Cap est pas loin derrière. C'est que ça s'accroche facilement à vos épaules le côté autoritaire. Pi toute manière moi qui ne suis que le narrateur je vais vous l'avouer : il ne sait pas lui résister que voulez-vous.

Attention hein, elle lui rend bien, elle est même prête à accepter les cadeaux qu'il lui fait...et là je peux vous dire que c'est une première, demandez à Marie elle vous le dira elle !

Bref, une journée comme les autres, arriver crottés de la route, déballer les affaires, se "rafraîchir" pour s'écrouler sur la couche et se reposer le temps que le soleil atteigne son zénith. Il est le premier réveillé, et donc le premier à descendre.

C'est qu'il a une idée derrière la tête le Seigneur de Bellechassagne. Apporter le repas à sa belle sur un plateau d'argent. Bon passons l'argent faut pas rêver, disons qu'un plateau rempli de boustifaille ça lui plaira tout autant. Qu'est ce que vous voulez, c'est petit, c'est mignon, ça sait se faire obéir et en plus ça mange comme pas deux au réveil.

Lui il l'appel "sa Best".


Et la Best, alors que « son ange » parlemente avec l’aubergiste sur la nécessité absolue d’avoir de quoi manger dans la chambre, et ce avec renfort d’écus sonnants et trébuchants (faut payer d’avance m’sieur avec un supplément d’abord ! tout seigneur que vous êtes, sauf vot’respect), je disais donc… la Best vient de s’éveiller. Elle s’inquiète pas la belle, de se retrouver seule. C’est que d’habitude c’est elle qui se lève la première et quitte la chambre en catimini. Elle aime bien errer dans les rues, regarder les badauds, aller sur le marché sentir les odeurs, trouver un boulanger pour acheter du pain pour accompagner le fromage qu’ils se partagent sur les routes. Se balader tout simplement.

Ce sont des choses simples qu’on oublie parfois qu’il est bon de faire lorsqu’on est au conseil. Et là y a plus d’conseil, plus d’soucis, plus d’attente, plus d’contrainte. Enfin si un peu mais si peu après tant de mois à la tête d’une armée au sens propre comme au sens figuré. Pour ça qu’elle profite de ces banales ballades.


D’ailleurs si elle veut profiter faut pas qu’elle tarde, l’après midi va commencer et la nuit tombe si vite en cette saison. Hop on saute au bas de la couche pour s’habiller, un tour aux bains en fin d’après midi sera intéressant, avant trouver un autre gilet, et pourquoi pas une nouvelle chemise ? ou de nouvelles braies… peut être les braies c’est mieux.

Tout occupée à lacer sa chemise elle n’entendit pas la porte s’ouvrir. C’est son nom prononcé doucement qui la fit se retourner avec un sourire. Qui d’autre que Shiska entrerait dans sa chambre me direz-vous ? Sourire qui se fige. Il est là, au milieu de l’encadrement, tenant un parchemin dans la main, la mine soucieuse.


Ca ne va pas ? des nouvelles des enfants ?

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MessageSujet: Re: Parce qu'il y a des jours comme ça...   Sam 18 Juin 2016, 00:42

Shiska a écrit:
C'est pas si compliqué que ça de trouver un plateau pour porter des trucs non? Qu'est ce que ça change qu'on mange dans la chambre ou sur la table de l'auberge franchement...fin bref...si faut payer faut payer hein...On va pas se mettre à se fâcher avec l'aubergiste du coin on vient d'arriver. Et puis on risque de rester quelques jours à ce qu'il paraît. Direction la chambre en grognant à ce que ça a intérêt à pas trop traîner vu le prix quand on le rappel et qu'on lui tend un message arrivé quelques instants plus tôt par pigeon. Il regarde la petite ficelle rouge qui entoure le message et reconnaît le saut qui la clos avec appréhension, écarquillant les yeux en se demandant bien ce qui pouvait être si important pour que la Baronne du Dorat en vienne à lui écrire...

Faut dire que ça fait plusieurs jours qu'ils ont pas reçu la moindre nouvelle de leurs familles respectives: ni de Bellechassagne, ni de St Angel... Pas de nouvelles, bonne nouvelles comme il essayait de se persuader et d'en persuader sa Best. Après tout les enfants sont peut être trop occupés pour leur donner nouvelles... Même si c'est un peu inquiétant ils risquent rien dans leurs domaines...Il décachette la lettre et commence à suivre les lignes sur le papier en écarquillant les yeux. Le pouls monte rapidement et la peur commence à le gagner. L'écriture de Alcyone est saccadée, les mots sont parfois difficiles à lire...on sent une panique dans le geste qu'il ne lui reconnaît guère...oh non...

Sa main passe dans sa nuque instinctivement alors qu'il imprègne dans sa mémoire les mots gravés sur le papier, des mots qui cognent et qui font mal...Des mots qu'il va devoir se faire le messager bien malheureux. Une larme qui s'écoule lentement le long de sa joue et qui tombe au sol alors qu'il respire profondément afin de se calmer, de retrouver un calme apparent...il va falloir qu'il le soit...Il va falloir être fort pour elle...il doit lui dire...direction la chambre...


Citation :
Cher Shiska...

Pardonne moi la brièveté et le caractère abrupt de cette missive... La peste fait rage en Limousin, il y a beaucoup de morts à Ventadour... Il y en a tellement... Tes enfants sont épargnés... pas ma fille... ni la famille de Bess... Je sais que tu l'accompagnes... Ci-joint, voici un pli pour elle... j'aimerais que tu sois auprès d'elle quand elle le lira, remets-le lui et reste auprès d'elle, j'en t'en prie... Il faut que tu sois à ses côtés, ne la laisse pas seule... tu comprendras...

Prends soin de toi et d'elle...



Il pousse doucement la porte de la chambre pour s'y glisser lentement. Elle est réveillée...Il aurait préféré qu'elle dorme profondément, figée dans ce sourire bienheureux qu'il lui connaît depuis quelques temps maintenant...depuis qu'ils ont pris la route tous les deux...Ses mains sont attelés à sa chemise, il hésite un peu, se sachant le messager de l'inadmissible...pourquoi le sort s'acharne t il toujours...

Best...

Elle se retourne, le regarde...et c'est le premier coup de poignard qui le saisit: son sourire qui disparaît. Ne pas flancher, rester fort, car il en faut toujours un qui soit fort...et il se doit de l'être pour elle. Cela ne fait que commencer...Deuxième coup de poignard: elle entame directement le sujet...La fixer dans les yeux, la soutenir du regard en se rapprochant doucement. Essayer de lui exprimer se sentiment de confiance et d'amour qui vous protège de presque tout...Il doute, doute de sa capacité à atténuer la peine qui va la saisir bien trop tôt, et bien trop fort...Il aurait donné sa vie pour qu'aucune peine ne vienne plus effacer le sourire de sa belle...
Pas...pas directement non...c'est une lettre de Alcy...

Il vient lui prendre la main, entremêlant ses doigts dans les siens et les serrant doucement. Il lui tend le parchemin alors que son rythme cardiaque accélère encore d'un cran...

Elle t'a laissée une lettre...



Citation :
Bess...

Que les Dieux me viennent en aide... Tu es sans doute une de mes amies les plus chères, de celles qui se comptent sur les doigts d'une demi-main... de celles à qui on ose tout dire... Mais pas ça, on n'est jamais prêt à ça...

Là où tu te trouves, tu as peut-être entendu qu'une épidémie de peste ravage le Limousin en ce moment... Bess... les morts se comptent par centaines, les cadavres jonchent les rues de Ventadour, les autorités font tout ce qu'elles peuvent pour l'enrayer, Tarrelian a même fait brûler des quartiers entiers pour éliminer le mal... mais il s'est insinué partout... il frappe toutes les maisons, les nôtres y compris, Bess... j'aurais tant voulu prévenir tout ça, protéger ta famille et la mienne... Les dieux nous punissent... la maladie nous prend ce que nous avons de plus cher... Bess... elle a emporté Erwan et Bastian... C'est si dur à écrire... Dieux que c'est difficile... J'aurais voulu que...
Lourd s'est occupé de tout, il a fait tout ce qu'il fallait pour Bastian, tu sais...

Alessandro va bien, lui, il n'a pas été touché par la maladie de son frère... mais le mal va me prendre Mara... Il a aussi pris Berthe et Jeanette... Mais Alessandro est vivant...

Je sais pas que te dire de plus, parce que y a rien à dire... parce que rien ne remplacera jamais ceux qui sont partis... ou ceux qui sont en route... Nos larmes sont si vaines! Y a rien à dire... j'enrage, je me sens impuissante, j'ai mal et j'sais que toi aussi...

Dis-moi si tu veux que je fasse quelque chose...

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MessageSujet: Re: Parce qu'il y a des jours comme ça...   Sam 18 Juin 2016, 00:47

Bess.scte.merveille a écrit:
Y a des moments dans la vie ou on voudrait que le temp s'arrête. Pas juste un peu. Non totalement, que tout ce qui va suivre n’arrive pas, parce qu’on sait….

Le souci dans la vie, c’est que ça marche pas comme ça. On peut essayer hein, le souhaiter de toutes ses forces, prier Aristote et lui offrir sa vie même juste pour que le temps ne continue plus sa course.

Est-ce son regard ? le ton ? son approche et ses doigts qui s’enroulent délicatement autour des siens avant de répondre à sa question ? ou est-ce tout simplement parce qu’elle s’y attend ? Elle fixe le parchemin qu’il lui tend.

Elle veut pas l’ouvrir, rien que le fait qu’Alcy ait écrit à Shiska est de mauvaise augure.

De très mauvaise augure…



Mais là aussi chacun sait que dans la vie on fait pas ce qu’on veut. Et c’est pas en refusant de lire cette missive que ça changera le cours des choses n’est ce pas ? Ca retardera mais ça n’empêchera rien.

Elle ne la regarde pas cette lettre, elle veut pas, alors elle continue à fixer l’homme qui partage sa vie depuis quelques semaines déjà. Non c’est faux, ça fait des années qu’il partage sa vie, toujours là quand il faut ou il faut, toujours présent dans les moments les plus durs. Disons que leur relation à « évoluée » comme disent les gens bien pensants.

Encore une fois il est là, elle serre ses doigts, vu sa tête il sait, Alcy l’a donc averti de quelque chose, il sait…. Elle lâche sa main, pas qu’elle veuille rompre le contact non, mais pour prendre le parchemin et en briser le sceau.

Des les premières lignes son cœur sembre s’arrêter de battre, Alcy si volubile et si précise, les propos sont décousus, l’écriture difficile, mais elle comprend.

Trop bien.

Bastian et Erwan.

Un gémissement qui se tranforme en cri qu’elle étouffe de son poing en titubant, alors que le pli glisse vers le sol lentement.

Il est là comme toujours, glissant un bras dans son dos pour la tourner vers lui, offrant sa force à celle qui chancelle, lui offrant un torse sur lequel s’appuyer.


Bastian

Le nom est làché, entre les sanglots qui la secoue, elle se laisse glisser la Bess, son Bastian avec ses prunelles aussi noires que la nuit, ses cheveux aussi blonds que les blés, sa focette si particulière lorsqu’il riait, plus volubile que son frère, plus téméraire également, si pressé de grandir pour « devenir Pitaine comme toi m’man ».

Il est où le mari me direz-vous ? elle s'en moque la femme abandonnée, des mois qu'elle n'avait eut de nouvelle de lui, pour elle il y a longtemps qu'il est mort, mais son petit... il avait encore rien fait lui, rien du tout, pas le temps d'être assez grand pour être un vaurien ou un ecuyer, pas le temps de revoir sa mère qui l'a abandonné.

Parce que toute l'histoire est là... Mère indigne laissant ses enfants soit disant pour les protéger, parce que la route c'est dangereux, parce que des enfants ne doivent pas grandir sur les routes, parce que ce n'est pas leur place.

Et maintenant ?

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MessageSujet: Re: Parce qu'il y a des jours comme ça...   Sam 18 Juin 2016, 00:49

Shiska a écrit:
Troisième coup de poignard qui le prend aux tripes: ses sanglots longs tels des violons en automne qui blesseraient son coeur d'un langueur monotone si les violons avaient été inventés, qu'on était pas en hiver et que c'est pas le moment d'être blessé... couché sur du papier ça peut paraître joli mais en réalité ça a rien, mais alors rien du tout de joli. Il la maintient près de lui, au creux de ses bras. Il la serre doucement contre lui pour la supporter, une main venant lui caresser la tête qu'il presse doucement au creux de son torse... Les larmes lui coulent le long du ventre, le bruit de ses sanglots est un déchirement pour lui qui ne voulait plus la voir souffrir, mais il tient bon.

Son corps pressé contre le sien absorbe les soubresauts de ses pleurs, son bras attaché à son dos la maintient contre lui et l'empêche de tomber, permettant à sa belle de pouvoir céder à la peine qui la tiraille sans pour autant choir au sol tel un pantin désarticulé. Le chagrin est là, le chagrin est fort, comme prévu...Il s'empêche de penser à la cause de se chagrin, s'empêcher de penser à ses propres enfants, s'empêcher de penser à ce qu'il aurait ressenti si c'était eux... car cela aurait pu être importe lequel de ces enfants qui peuplent le village ravagé par le mal...

Il n'y a pas de justice, il n'y a pas de logique, même pas de grâce divine à laquelle se rattacher... On est seul devant son malheur, le malheur le plus grand qu'un parent puisse avoir; celui de voir la mort enlever l'enfant que l'on ne peut voir...Il n'y a pas de dernier sourire, de dernier plaisir, de dernier au revoir...on est pas là, et lui ne le sera plus jamais...Lui qui apporte tant d'importance à ses enfants. Il n'y pense pas, il ne faut pas qu'il y pense...

Il est là pour elle, uniquement pour elle. Pour qu'elle ne soit plus jamais seule, même lorsque plus personne ne peux être avec vous, dans les méandres de votre esprit, cet engrenage tortueux qui peut vous consumer de l'intérieur et vous faire perdre toute lueur de vie...Lui il sera là, il veut être là, au milieu de ses pensées accablantes, de ses regrets, de la douleur des souvenirs qui ont été et ceux qui auraient pu être.

Ma belle...je suis là...ça va aller...on va s'en sortir ensemble...

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MessageSujet: Re: Parce qu'il y a des jours comme ça...   Sam 18 Juin 2016, 00:53

Bess.scte.merveille a écrit:
Ca se passerait aujourd'hui, elle vous dirait qu'elle ne sait pas combien de temps il s'est passé, une seconde, une minute, une heure, une journée.

Son vœu est exaucé, le temps c'est arrêté. Pas comme elle le voulait mais que voulez-vous, il faut toujours faire attention avec les souhaits. C'est comme le purgatoire ou l'enfer...ou l'idée que l'on s'en fait.

Vivre et revivre encore et toujours ce qui vous fait mal, sauf que là elle le revit pas, c'est juste une douleur tellement intense qu'elle est tout et touche tout, le cœur et le corps, l'âme et les souvenirs. Douleur d'une mère.

Elle veut pas d'épaule ou de soutien, elle veut pas qu'on l'aime ou qu'on la berce.

Elle veut son fils BORDEL !!!!

C'est là que la colère supplante la peine, les poings se serrent et commencent à frapper. On lui a volé son fils A ELLE ! Il avait rien demandé lui, rien du tout, sauf grandir et suivre les traces de ça "m'man", être Capitaine puis Chevalier qu'il disait. Sauf qu'elle est pas chevalier mais ça il l'a pas compris, et maintenant elle pourra pas lui expliquer.

PARCE QU'ON LUI A VOLE !!!!

Les cris de peine se transforment en cris de rage, parce qu'il faut bien y passer. En vouloir au monde entier c'est tellement plus facile n'est ce pas ? Plus facile que d'accepter la responsabilité : elle n'aurait pas du les laisser là bas, en fait elle aurait pas du partir du tout, ou alors les emmener, ou faire quelque chose mais pas les abandonner.

Le remord, parce que depuis des semaines elle se sent revivre enfin... et sans eux.

Le remord, parce qu'elle pensait bien faire prenant les dispositions pour les mettre à l'abri.

Le remord parce qu'une bonne mère aurait du rester sage et rester là bas, ne pas s'engager dans l'armée, ne pas perdre des mois en Bretagne loin d'eux, pour continuer à Limoges par une Régence difficile et fatigante.

Le remord de tout ce temps perdu, ce temps qu'elle ne leur a pas octroyé. Ce temps qu'elle n'aura plus jamais.

Tout ça c'est LEUR FAUTE !!!

C'était la sienne, à elle seule. C'est la mère, c'est elle qui aurait du savoir, protéger, chérir.... elle ne valait pas plus qu'Erwan à bien y regarder. Lui aussi avait promit de l'aimer... elle. Lui aussi avait promit de la protéger... elle.

Que le diable l'emporte lui et ses promesses jusqu'à ce que la mort nous sépare. C'était chose faite aujourd'hui mais aucun soulagement, même pas de peine pour lui.

C'était sa faute à elle.


Bastian....

Le nom est chuchoté, entre deux sanglots, entre deux poings frappés sur le torse qui la soutien, entre deux battements de cœur, parce qu'elle voudrait mourir et qu'elle ne peut pas, parce qu'il reste Alessandro.

Alessandro portrait de sa mère s'il en est, aussi brun que son frère était blond, les yeux aussi clairs que son frère les avait foncés. L'un trouvé à quelques semaines à peine, dans la forêt entourant Limoges, l'autre qu'elle portait déjà en elle. Quelques mois de différences, élevés tels des jumeaux.

Elle n'a jamais fait la différence, si petits, si tendres, si aimants, si adorables, si gais, si joueurs.

Ses enfants.

Sanglots qui s'atténuent, poings qui restent crispés, frissons incontrôlés qui la parcourent.

Epuisement.

Le temps passe, le soleil continue sa route parce que c'est ainsi, l'après midi est bien entamée maintenant, et la vie doit faire son chemin parce qu'il le faut. Parce qu'Alessandro l'attend, parce qu'il a besoin d'elle, parce qu'il n'y a plus que lui.

Prévenir.

Il ne reste plus que deux Saincte Merveille, prévenir le "vieux", la Licorne, Marie Alice et Flaiche, aller retrouver Alessandro.

On s'en moque de prévenir.


Je veux mon fils....

Prière murmurée dans un gémissement, alors qu'elle s'affaisse dans les bras de "Bellechassagne" dans un trou noir salvateur. Se laisser partir parce que ça lui fera du bien, tout plutôt que d'accepter ... "ça"
.

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MessageSujet: Re: Parce qu'il y a des jours comme ça...   Sam 18 Juin 2016, 00:54

Shiska a écrit:
Sa poitrine est chaude en dessous du tissu de sa chemise, sûrement rougeoyante même, les nerfs à vif. Le bas de sa chemise pend en dehors de ses braies, lui laissant le ventre à l'air, des gouttelettes de ses pleurs s'en échappant parfois pour venir finir leur courses au sol. Les marques de la lutte contre l'adversité marquent encore au rouge sa peau alors que le calme et le désespoir balaye maintenant peu à peu la tempête de rage qui c'est abattu sur notre pauvre Shiska... Pauvre de ne pas savoir que faire, de ne pas avoir de formule miracle pour calmer sa douce et atténuer sa peine. Pauvre de ne savoir quoi dire pour que son esprit refasse surface dans la pièce et vienne se poser sur le visage de l'homme bienveillant et aimant. Pauvre enfin car il sait que sa douce est mortellement blessée, blessée comme une mère qu'il n'a jamais côtoyé en tant que homme. Avec laquelle il n'a jamais partagé les joies d'une vie de famille. Mère qui se morfond sûrement du sort de ses enfants qu'elle chérissait bien plus qu'elle ne voulait sûrement se l'admettre...

C'est plus facile parfois de se dire qu'on est juste mauvais, que si ça tourne mal c'est parce qu'on est pas capable et qu'on y peut rien. Que si nos obligations nous emmènent loin de ceux qu'on aime de toute façon ils seront mieux sans nous... comme ça ça reste toujours le mieux. Mais c'est rarement le cas en vérité. Elle les aime ses enfants, elle les chérit et elle les adore. Elle se rend compte sûrement qu'elle aurait aimé les emmener partout avec elle comme lui même y rêve parfois. Certains pourraient la prendre pour une mère indigne... mais le mal, le remord, le poids du regret qui c'est emparé d'elle et qui la secoue de toutes ses forces... On a coutume de dire dans certains clans que seul l'homme qui n'a pas de remord sur ses actes au jours du dernier jugement est foncièrement mauvais... Best était belle et bien digne d'être une mère...

Elle faiblit, elle s'essouffle, peu à peu elle se laisse aller au néant de ses pensées tourmentées. Elle a froid, froid dedans, elle en tremble. Lui resserre ses bras autour d'elle pour lui tenir chaud. Pour qu'elle ne quitte pas un seul instant ce soutien sur lequel rester rattacher à la vie. Son ventre lui fait mal, ça brûle, mais il ne montre aucun signe. Il reste là, le visage refermé sur elle, ses yeux comme lançant des cordes de détresse pour la maintenir à sa portée.

Elle veut son fils... évidement qu'elle veut son fils... lui aimerait qu'elle lui sourit, qu'elle se retourne pour lui dire que tout ça c'était une blague, un mauvais tour joué de concert pour lui flanquer une grosse peur. Mais ce n'est pas une farce, Bastian ne reviendra jamais, elle ne pourra plus jamais le voir. Il ne lui reste plus qu'Alessandro. Parce que au fond lui c'est juste un inconnu... une personne qu'ils ont du voir que quelques fois et encore... c'est juste le monsieur qui est toujours sur le dos de leur mère et qui a des filles qui veulent bien jouer avec vous, des fois... Le genre dont vous avez un peu peur parce que vous le connaissez pas mais que vous savez qu'on fond l'es pas bien méchant puisque c'est une connaissance à maman.


On y va mon ange... On va retourner voir tes fils... repose toi... on partira dès que j'aurais prévenu tes supérieurs...

Soudain la pression se fait moins forte, elle s'affaisse doucement dans ses bras. Il vient passer un bras sous ses genoux, la faisant basculer en arrière et vient la soulever du sol, venant la loger dans ses bras comme lorsqu'il porte sa fille qui c'est endormie. Sa lui tire dans les bras, les muscles sont crispés et fatigués à force de lutter. Mais tout ça n'est rien comparer à elle... elle pourrait le frapper autant qu'elle veut, le bousculer, jurer à remord. Lui ne bougerait pas d'un pouce. Parce qu'il l'aime...parce qu'il lui a promis d'être là pour elle...parce que c'est son Shiska tout simplement.

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MessageSujet: Re: Parce qu'il y a des jours comme ça...   Sam 18 Juin 2016, 01:00

Bess.scte.merveille a écrit:
Obscurité.

Clapotis réguliers, brise légère, le mouvement lancinant sous son corps.

Bien sûr où d’autre aurait-elle pu être ? Lorsque la lumière viendra il sera là, derrière elle, encore une fois.

Il n’y aura pas de brume cette fois, ni de tempête. On pourra même voir l’Ile Maudite.

Elle attend parce que rien ne sert de parler pour le moment. Elle n’aura pas de réponse, elle le sait déjà mais elle posera tout de même ses questions. Parce que c’est ainsi que cela doit se passer. Elle pose ses questions et lui élude.

L’aube pointe enfin le bout de son nez. L’île est là, nul brouillard ne vient la cacher. Une belle journée d’été qui commence. Une de plus qu’ « il » ne verra jamais. Il est là lui aussi. La première question reste coincée dans sa gorge. Pas la peine de la sortir celle-là, elle connaît la réponse « parce que c’est ainsi que cela doit être ».

Les choix qu’elle a fait depuis son arrivée à Venta l’ont menée ici et maintenant …. Et si….

Mais une autre question lui brûle les lèvres.


si je n’avais pas été heureuse ces dernières semaines, cela aurait-il changé quelque chose ?

Il ne répondra pas comme toujours, se moquant des réponses qu’elle attend. Il n’est pas là pour ça.

Il rit…. Bien sûr…

La brise se réchauffe au contact des rayons du soleil. Le lac prend cette teinte si particulière par les jours de beau temps. A là fois sombre et clair… menaçant et accueillant.

Sur sa dextre le bois du Dragon étend sa verdure qui ressort de façon presque surnaturelle sur l’azur que nul nuage n’entache. La journée sera chaude, trop peut être mais qui s’en soucie ?

Alessandro sait-il ? Peut-il comprendre ? que lui a-t-on dit ? Qui s’occupe de lui maintenant que son frère et sa nourrice sont….

Elle ne veut pas le dire, ni même penser à ce mot. Pas encore… pas de suite.

Il lui faut juste le temps de se reprendre, bien pour ça qu’elle est ici n’est ce pas ? Encore une fois. Pour ça qu’ « il » est là, l’homme aux mille visages. Si elle se retournait là, maintenant ? quels seraient ses traits ?

Tarrelian et son sourire en coin ? souvenirs d’amitié sincère dans les yeux et peut être de regrets.

Shiska ? protecteur et réconfortant, prêt à la tenir à bout de bras pour la sauver….encore ?

Alcyone ? qui au moins à la joie de pouvoir couver sa fille…une dernière fois… elle.

Erwan peut être ? non pas lui. Lui aussi est parti définitivement, et avec le diable espère-t-elle.


C’est elle qui va devoir retourner en enfer, bientôt. Elle sait qu’on l’appel et qu’on l’attend, sauf qu’elle est pas pressée. Ici pas de douleur. Des regrets oui mais c’est….différent. Tout est « atténué »

Un sursis.

Parce que l’enfer l’attend.


Tu va devoir y retourner pourtant, il t’attendent !

Oui ils l’attendent, Alles et Shiska. Il n’y a plus qu’eux. Retourner là bas parce qu’elle y a encore des choses à faire. Repartir en Limousin déjà, prévenir Rasp, et ceux qui ne savent pas encore, La Licorne aussi.

Elle fait des plans, elle peut ici. Elle sait réfléchir ici, reprendre la route vite, parce que chaque jour compte. Prévenir ceux qui doivent l’être, annoncer son retour à Lourd et lui demander quelles dispositions il a prise pour enrayer….

Son cœur se serre. Il faudra bien qu’elle l’accepte.


C’est terminé n’est-ce pas ?

Pas de réponse, question idiote s’il en est.

Je peux encore sauver Alessandro ?

Parce que tout ce qui compte c’est ça. Pour le moment. Et si c’est pour arriver trop tard autant reste là

Les vivants t’attendent, laisses les morts derrière toi


Le mot est lâché. Il ouvre la brèche à la douleur. Bastian est mort et l’inéluctabilité de la chose la renvoi au moment présent dans un battement de cils.

Nausées, poitrine oppressée, froid insidieux, linge frais sur son front, doux murmures apaisants. Quelqu’un gémit tout prés, il lui faut quelques instants pour comprendre que c’est elle. Des bras réconfortant viennent la bercer. Elle a si mal…

Je dois ...rentrer

Il hoche la tête, bien sûr qu'il est d'accord il lui a dit tout à l'heure, ils doivent rentrer vite avant qu'il ne soit trop tard.

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MessageSujet: Re: Parce qu'il y a des jours comme ça...   Sam 18 Juin 2016, 01:03

Shiska a écrit:
Il acquiesce, doucement, elle revient enfin à lui... Bien sur qu'elle doit rentrer, la question ne se posait même pas. Elle doit retourner à son domaine, aller voir son fils pour le prendre dans ses bras et enfin atténuer sa peur de perdre le seul fils qu'il lui reste. Le seul vestige de sa famille... Elle doit rentrer pour aller pleurer son fils, le revoir une dernier fois avant que son corps ne soit détruit pour éradiquer le monstre qui a pris pocession de lui et éviter qu'il ne s'étende.

Et lui dans tout ça? Elle elle doit rentrer c'est certain. Mais lui ne compte pas vraiment en vérité. Qu'il parte ou qu'il reste la décision est déjà prise et ne sera pas changée... Mais au fond, vous croyez vraiment que la question se pose? En vérité non... car Shiska n'est pas un simple ami, ce n'est pas un simple amant, ce n'est pas un simple soldat ou un simple serviteur... Shiska c'est le garde du corps, c'est celui qui est toujours derrière toi même lorsque tu ne l'as pas demandé, prêt à tendre la main salvatrice qui va t'empêcher de tomber dans le gouffre...Alors oui des fois ça peut paraître embêtant vu comme ça hein. Ça vous amuserai vous que y'ai toujours un gugus collé à vos basques qui fait attention à vos moindres gestes? Le genre de gars tu peux rien faire de mal sans qu'il vienne de suite vouloir porter le chapeau à ta place? Il vous est jamais arrivé à vous de vouloir voir personne lorsque vous êtes mal? Que personne vienne vous embêter à vouloir vous remonter le morale tout le temps? De pouvoir sortir tout nu dans la neige quand il fait -5°c dehors, que y'a des ventes à 150km/h, que ça neige et que c'est complètement gelé sans que y'ai le même gugus qui apparaisse sans crier gare et qui vous couvre de trois gilets, de 5 braies, de gants et de peau de bête en vous demandant si vous voulez pas qu'il vous porte en courant vers la taverne la plus proche comme si vous alliez mourir dans la seconde? Bon d'accord oui c'est un peu (beaucoup?) caricaturale mais au moins on voit ce que je veux dire...Ben oui parfois il est chiant le Shiska hein...

Mais Shiska au fond, c'est l'ombre de Best... C'est pour ça que la question se pose même pas! Il est toujours derrière elle, dans son ombre. Il la suit partout, de jours comme de nuit. Parfois elle peut pas le voir bien sur, on peut pas voir son ombre tout le temps. On peu se dire qu'il est juste pas là? Mais non, l'ombre est jamais loin derrière... La seul fois ou l'ombre disparaît c'est au plein coeur de la nuit noir, mais c'est à se moment là que l'ombre fait corps avec sa belle... A ce moment là il n'est plus ombre, il devient une parti d'elle qui la berce doucement et qui veille sur son sommeil. Alors oui c'est elle et elle seule qui est obligée de rentrée... mais vous avez déjà réussi à perdre votre ombre vous? Nameho...


Oui mon ange... repose toi... je vais faire le nécessaire, on rentre au plus vite...

Il vient la porter doucement sur le lit et la pose déçu délicatement, s'asseyant à ses côtés sur la couche. Il vient essuyer doucement son visage du revers de sa manche, ouvrir sa chemise, enlever ses braies et la recouvrir d'une bonne couverture. Il prend soin d'elle pour qu'elle soit au mieux. Être sur qu'elle est à son aise avant de la laisser se reposer quelques heures le temps de courir à droite à gauche pour faire le nécessaire à leur départ.

Je suis là mon ange... repose toi...

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MessageSujet: Re: Parce qu'il y a des jours comme ça...   Sam 18 Juin 2016, 01:06

Bess.scte.merveille a écrit:
Première fois qu’il est là pour elle de cette façon. Non mauvaise expression, première fois qu’un homme qui l’aime comme il se doit est là comme il se doit. Une partie de son esprit s’en rend compte et le regard qu’elle lui lance, bien que vide, garde une minuscule lueur d’intérêt.

En même temps il a toujours été là, sauf en Bretagne mais en Bretagne elle était sensée avoir un mari pour veiller sur elle, résultat ? Orléans….et un mari qui ne la rejoint pas….

Pantin dans les bras d’un amant, d’un frère, d’un ami, d’un « ange » gardien. Elle se laisse faire, retournant se vautrer dans la douleur qui irradie de son cœur jusqu’à la pointe de ses doigts. Plus tard elle le remerciera, pas maintenant, pour le moment se complaire dans son chagrin, se baigner dans la plaie béante et pleurer jusqu’à ce qu’elle ne puisse plus.

Tellement plus facile.


Je suis là mon ange, repose toi.

Elle ferme les yeux, pressée de retourner « là bas », mais nulle échappatoire, plus de lac ni de bois du dragon… plus d’île maudite non plus. Ne reste que les souvenirs d’un petit garçon plein de vie et de bonne humeur… plein d’avenir.

Les sanglots reviennent, le corps secoué sous les couvertures, les poings serrés. Oublieuse de celui qui veille, oublieuse de la couverture sensée la maintenir au chaud. Le froid est en elle, et rien ne pourra changer ça.

Encore une fois le temps passe, encore une fois le soleil continue sa course, encore une fois elle se laisse glisser dans une inconscience bienfaitrice. Nul rêve, nul souvenir. Néant. Le corps parcouru de frissons de temps à autre.

L’ange veille un moment encore, le temps d’être certain qu’elle dort profondément. Puis vient le temps de se lever et de faire le nécessaire. Prévenir qu’ils quittent l’escorte, avertir Marie et Flaiche…et les autres. Envoyer missive pour annoncer leur retour. Faire préparer leur monture et « fissa », payer l’aubergiste…

Il fait nuit lorsqu’il revient dans la chambre. Elle n’a pas bougé d’un pouce. Même position en chien de fusil, sur ses joues on peut voir les traces de ses larmes séchées. Il la réveille doucement, elle semble hébétée, il lui sourit, elle ne répond pas… plus tard peut être. Après….

C’est une Bess léthargique qu’il retrouve, l’habiller et lui parler doucement, ne pas trop la brusquer. Elle semble ailleurs ou pas intéressée. Il ne s’en formalise pas bien qu’il soit blessé.

Lui plus qu’un autre. S’il pouvait changer les choses il le ferait, mais ça n’est pas le cas. Il ne peut que l’aider à traverser cette épreuve et il va s’y évertuer… comme toujours.

Quitter cette chambre qui restera maudite dans leur mémoire, quitter cette Normandie pour aller se jeter dans la gueule de la peste.

Parce qu’il n’y a rien d’autre à faire. Qu’Alessandro seul compte pour elle, et qu’elle seule compte pour lui.

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